Parfois j’aimerais arrêter le flot de mes pensées, j’en ai tellement trop. Elles me submergent m’absorbent et m’emportent.

Et pourtant ne pas penser me rendrait un brin folle je crois. J’ai tellement l’habitude de tout ce bruit intérieur, est-ce pour cela que j’ai tant de mal à supporter les bruits extérieurs ? 

Parce que sérieusement j’adore mes enfants, mais parfois c’est trop…

Et pourtant ils ne sont pas super bruyants. Plus précisément ils vont être ultras bruyants pendant une courte période et ce plusieurs fois par jour. Ils sont comme ça aussi les tient ?

Mais les pauvres le peu de fois où clairement eux ils s’éclatent, j’ai l’impression que mon cerveau va les pulvériser façon puzzle ne serait-ce que pour retrouver 30 secondes de calme.

C’est difficilement compréhensible pour eux, parce qu’au final mon brouhaha est interne, ils ne l’entendent pas, ne le voient pas.

Ils ne comprennent pas ce besoin intense de « non-stimulation » corporel et auditive. Alors qu’eux veulent simplement jouer, me faire des câlins, des bisous. Laisser leur nature profonde de petit grimpeur me prendre pour un arbre à chat.

Mais ça va faire 8 ans que je leur prête mon corps sans discontinuité de jour comme de nuit. 8 ans qu’ils tètent (ensemble ou seul) 8 ans que ma famille me touche à 6 mains.

6 mains… Rien que de l’écrire je m’aperçois de l’énormité de ce chiffre…

Est-ce que je sais encore me toucher moi comme j’aime ? Si j’y réfléchis j’ai l’impression que non. C’est vrai, je me lave vite et par automatisme, je mets mes crèmes ultras rapidement parce que je sais jamais combien de temps je vais avoir. Et me maquiller et devenu un truc de boulot que je fais aussi par automatisme n’en retirant aucun plaisir particulier.

Est-ce pour cela que j’ai aussi tant de mal à me détendre quand je fais un soin en institut ? Parce que c’est encore une énième paire de main qui me touche ?

J’aime mes enfants, le propos n’est même pas là.

Mais je déteste la surstimulation que cela engendre d’être parent. Auditives, olfactives, tactiles, verbales.

J’ai beau être très sociale. Quand j’ai passé du temps avec des gens j’ai toujours besoin d’un temps de récupération derrière. Sauf qu’avec les enfants, qui plus est, allaité et en cododo ben tu oublies…

Et c’est là que ça devient dur.

Tu me demanderas et à juste tires, ben pourquoi tu allaites alors ?

Pourquoi tu fais du cododo ?

Je crois que paradoxalement, je ne serais tout simplement pas faire autrement.

On ne va pas se mytho ça facilite aussi vachement la vie ! et ça ben ça soulage mon petit cerveau déjà bien surchargé.

Hey ! Je suis complexe, je suis un humain avec mes atypismes, comme toi je présume.

Et toi tu t’en sors comment depuis que tu es parent ?

Sur ce, c’est tout pour moi pour cette Lait’tre,

 Je te dis à demain et te souhaite une douce jour’néné.