Tiens une fois n’est pas coutume, on est encore venu me demander récemment comment travailler dans l’allaitement.
C’est fou le nombre de femmes surtout, qui quand elles allaitent se redécouvre une passion, pour une éventuelle reconversion professionnelle. Et je dis cela avec gentillesse, hein.
Mais je mets toujours en garde envers ce genre de projet. Et pour plusieurs raisons.
Tout d’abord quand on allaite on baigne dans un bain d’ocytocine quasi permanent. Hors l’ocytocine c’est l’hormone de l’amour, du lien social, que dis-je des liens sociaux au pluriel.
Mais lorsque l’on arrête d’allaiter, la chute d’ocytocine peut être violente, la fin de l’allaitement peu se vivre plus ou moins bien et se retrouver alors à travailler dans ce milieu peut tout à coup devenir fort difficile.
C’est pour cela et ça va paraître bête, mais je conseille d’attendre la fin de l’allaitement afin d’avoir l’esprit clair, ou du moins plus shooté à l’ocytocine pour voir si vraiment c’est toujours ce secteur qui nous intéresse.
De plus il faut différencier le travail professionnel, celui qui ramène des patates à la maison de l’envie de soutenir, d’informer.
Parce qu’on ne peut pas travailler entièrement exclusivement que dans l’allaitement. Moi c’est grâce à vous, et vos abonnements que je peux non pas en vivre mais au moins mettre du beurre dans les pâtes. J’ai un autre boulot à côté de tout cela.
La plupart des personnes travaillant dans l’accompagnement aux parents ne font pas que de l’allaitement, c’est seulement un outil parmi tant d’autres. Iels sont souvent coach parental, accompagnant.e périnatal. C’est à dire que l’on va accompagner les parents du pré-partum, pendant la grossesse jusqu’au postpartum. Et on va proposer de nombreux outil pour cela.
Et c’est là que le bât blesse de nouveau, car il va d’abord falloir se former à ces outils, et donc payer des formations parfois cher, se former sur nos temps de vacances, nos moindres heures de répit. Cela a un impact sur les finances du foyer, mais aussi sur le temps de vie de famille avec nos bébés.
Et souvent même si on fait tout cela, ça reste dur de ce dégager un salaire convenable. Je ne compte plus le ombre d’IBCLC de ma connaissance qui ont un travail à côté, en structure (crèche, etc…) ou qui ont un autre complément de revenus.
Quant aux accompagnantes périnatales, certaines qui travaillaient dans le milieu médical, sont restés à mi-temps à l’hôpital pour avoir un salaire convenable.
Je ne dis pas que c’est impossible, je dis juste qu’il ne faut pas mentir et que cela peut être vraiment galère. Tant dans la réalisation de la reconversion (sacrifices financiers et familiaux) que dans la pratique de ce métier qui ne paie pas forcément bien.
Alors si vraiment toi qui lis cette Lait’tre c’est ton projet, vraiment réfléchis bien, monte tes devis de formation, établis une étude de marché, car tous les parents ne sont pas prêts à payer 60-80E un massage bébé (oui ya de tout dans les tarifs) c’est possible mais soit conscient.e des sacrifices que tu vas te demander et demander à ta famille. Et soit surtout réaliste quant à « vivre » de ce métier passion. Et garde à l’esprit qu’une fois l’allaitement finit la hype peut vraiment redescendre.
J’avais vraiment envie d’écrire sur ce sujet car j’ai tellement souvent la question, que j’avais envie de poser mon avis sur la question quelque part.
Tu fais quoi comme métier toi ?!
Sur ce, c’est tout pour moi pour cette Lait’tre,
Je te dis à demain et te souhaite une douce jour’néné.
Ce message tombe à pic, à croire que le monde m’envoie des signaux.
Pas plus tard qu’hier soir j’écrivais sur ma to do list « faire des recherches sur les métiers d’accompagnement parentaux en pré et post natal, allaitement etc… ». il me reste 1 an d’étude avant d’être diplômée Infirmière alors ta super Lait’re vient de m’éclairer quand au faite de patienter sagement afin de perfectionner ce projet et de le laisser aux oubliettes parce que mes hormones m’ont joué des tours. Sacrés hormones tout de même.!
Merci, bonne jour’néné à toi 🥰
Coucou @melissa, mais oui c’est ça, il faut se donner le temps ! En tout cas fait ce qui t’enthousiasme et suit ton coeur c’est le plus important !
Je bosse dans le snacking en boulangerie artisanale. Mais j’ai fait plein de choses pour moi un boulot c’est alimentaire alors autant s’éclater.
Mais j’ai toujours était passionné par les bébés les enfants et tout ce qui tourne autour pour l’instant j’aide les copines autour peut être qu’un jour j’aiderai d’autres personnes mais pour l’instant je me consacre à mes filles
Coucou @panda_moureuse, oh mais je savais pas que tu étais ici ! oh quel chouette boulot ! Si tu t’y éclate c’est cool ! et puis oui aider autour de soit, c’est aussi une bonne solution !
coucou! Moi je suis mère au foyer de 4 enfants, dont 2 petits et un porteur de handicap.
On fais l’école à la maison d’ailleurs.
Depuis la naissance de ma dernière le métier d’animatrice LLL m’intéresse beaucoup .
Même si on ne peut pas appeler ça un vrai métier d’après elle . Car c’est du bénévolat. Mais accompagnée et conseillé les mamans cela me plaît beaucoup. J’espère pouvoir me lancer prochainement quand j’aurai plus de temps libre.
La première condition été d’allaiter un an son bébé, on y arrive doucement.
coucou. moi je suis infirmière depuis 7ans! j’adore mon métier mais maintenant que mon petit bout est entré dans nos vies, je me demande si je dois continuer, ou trouver une autre voie plus facile,moins contraignante ? je vais attendre la fin de l’allaitement pour prendre une réelle décision ! car je ne pensais pas que l’ocytocine pouvait autant jouer !
C’est vrai que c’est un boulot qui me fascine mais j’ai été vite réaliste, pour valider l’IBCLC il faut faire des heures dans le médical et moi c’est no way 😅 pour l’intérêt sans emploi pour m’occuper de mes bébés, je ne sais pas encore ce que je vais faire après ! Peut-être retrouver un boulot sympa dans la branche dans laquelle j’ai pu bosser (assistante d’exploitation, facturation, RH, etc…) ou me lancer plus sérieusement dans la couture 🤷🏻♀️