Hey salut toi,

« Votre fils n’est pas moins que… Il est différent. Alors les espérances que vous placez en lui peuvent changer avec le temps. Elles compteront peut-être un mariage, des enfants, l’autonomie ou peut-être pas. Mais je vous garantis que si nous laissons la société décider de nos espérances, elles seront modestes au début et elles le resteront » 

Film Mr Wolff.

Sainte mère la Terre que j’ai aimé ce passage. Je l’ai réécouté en fermant les yeux pour le détacher du film quelques instants (je fais souvent cela quand une phrase m’interpelle pour voir si elle continue de résonner hors contexte cinématographique) et mère Gaïa, que je l’ai trouvé si juste.

Elle m’a prise aux tripes même de mon instinct et de mon anthropologie. Car chaque étoile, chaque brin d’ADN, chaque être vivant animal ou végétal bien qu’ayant des fonctions, des attraits, communs ne sont en rien identiques. Même des jumeaux ne le sont pas à 100%.

Et en même temps j’ai eu si mal au cœur de me rappeler que les enfants naissent avec 99% de leur plein potentiel et que ce dernier ne va faire que décroître en fonction du lieu, de la religion, des croyances, valeurs avec lesquels il va grandir. Sans compter l’impact formatant de l’instruction dans un institut de l’état qui n’a qu’un même moule pour tous, et n’accepte aucune herbes folles dans son jardin, aucun fils qui ne dépassent de sa tapisserie parfaite.

Je ne prétends pas être une mère parfaite, et je sais qu’avec mes principes, mes valeurs, mon histoire, mes croyances, j’ai sans doute participé à une certaine décroissance du potentiel de mes enfants.

Mais en même temps, je crois profondément en eux, en leur capacité, en leur force, leur indépendance. Je veux qu’ils se sentent de me dire « merde » le jour où ils trouveront que je déconne à plein tube. Je veux qu’ils sentent libres de ne pas être d’accord et de le dire. Je veux qu’ils puissent faire autrement que moi. Le seul espoir que je fonde vis-à-vis de mes enfants et de ne jamais avoir, à les voir partir avant moi ! En dehors de cela, je tâche simplement de les accompagner en leur transmettant le plus de clefs en ma possession pour qu’ils partent explorer le monde en sécurité, et puissent créer leurs propres clefs pour ouvrir de nouvelles portes de leur destin.

Je ne croirais et ne suivrais jamais les espoirs d’une société manipulatrice, réductrice et stigmatisante qui dès que vous ne cochez pas les bonnes cases de tous leurs formulaires de conformité du bon petit mout… Citoyen. S’empresse de vous cataloguer et de vous coller des étiquettes.

J’aimerais tellement que tous les enfants de cette planète soient vue pour le miracle qu’ils sont. Et pas seulement les 2 ou 4 premières années de leur vie, et dès qu’ils montrent un peu de prise de conscience et d’indépendance ils deviennent des petits diables manipulateurs et capricieux. Je crois que chaque enfant à la résilience des humains, l’agilité des elfes, la douceur des fées, l’endurance des nains et la tranquillité feinte des hobbits. Le cœur gros comme celui d’un dragon, mais l’âme sensible des sirènes. Ils sont un univers de possibles, qui si on y croit peut devenir énorme et les mener plus loin que nos propres espoirs, et je ne parle même pas de ceux d’une société qui préférait ne pas égarer de brebis de son troupeau.

Que ton enfant soit neurotypique ou neuroatypique aime le. Chéri-le. Crois en lui, accepte de ne pas tous savoir, de ne pas être toujours celle qui guide mais parfois celle qui apprendra de lui. Accepte qu’il t’enseigne avec l’enthousiasme de tes premiers pas.

Oh bien sûr la société et son syndrome du « sachant » et adultisme, te regardera de travers. Mais qu’ils aillent bien se faire dorer la pilule au chalumeau !

sur ce, c’est tout pour moi, pour cette Lait’tre,
je te dis à demain et te souhaite une douce jour’Néné