On pourrait dire que j’ai de la chance…
Mais, je ne me considère pas comme chanceuse ! J’allaite à point c’est tout ! Et je ne rencontre pas de difficultés particulières.
Alors oui, j’ai connu les engorgements, les petites dents qui vous mordent à sang, les coliques, le reflux, la fatigue, les pics de croissance bien hard…
Mais à partir du moment où je me suis mise en tête que tout cela était naturel, et fait partie du développement de l’enfant, alors je ne l’ai jamais « mal » vécu. Pour moi, personnellement, tout est question de mentale.
Mes allaitements je les vis à l’instinct, je ne me torture pas l’esprit avec des questions de poids, de millilitre bu par mes bébés, si mon lait est « bon »,  » riche »…
J’allaite, je nourris, de lait, d’amour, de rire, de douleur parfois…
Il est vrai que lorsque le premier engorgement (les coliques, le reflux…) a pointé le bout de son nez, j’ai questionné, je me suis renseignée, j’ai rencontré les bonnes personnes… J
’ai entendu de tout…
Mais Jamais d’arrêter d’allaiter !
Et j’ai fais le tri dans ce qui me semblait logique, naturel, normal par rapport au fait de nourrir mes bébés.
En plus folle que je suis, j’ai décidé d’aller jusqu’au sevrage naturel de mes bébés, donc aujourd’hui j’ai co-allaité, et j’allaite encore Gaufrette, et le regard des gens me fais rire : moitié admiratif, moitié dégoûté, moitié incompréhension totale…
Mais bon sang (oui petit coup de râlage!) ça fait des millénaires qu’on allaite, sans l’allaitement l’humanité n’en serait peut-être pas là aujourd’hui.
Il y a quelque milliers d’années on n’avait pas la capacité de réflexion et de questionnement d’aujourd’hui, on n’avait pas de médecin, d’hôpitaux, de lait artificiel ou d’autres animaux et même végétaux (attention tous ces progrès, avec leurs avantages et inconvénients, peuvent aussi être bien) là où je veux en venir, c’est qu’il n’y avait pas 36 façons de nourrir un bébé humain.
Les mères allaitaient leur petit, c’était une question de survie. Elles ne réfléchissaient pas !
Alors pourquoi ? Pourquoi je réfléchirais, j’intellectualiserais cet acte séculaire, que mon corps, que mes gènes qui ont la mémoire du temps pour atout, savent faire ?
Pourquoi je me poserais des questions sur la position ?
Les coliques ? Les dents ? Le reflux (et autres consorts) ?
Rappelons-nous que nous mettons des êtres immatures au monde et qu’ils continuent à se développer hors de notre corps !
Nos bébés subiraient les mêmes affres à l’intérieur de notre corps.
La seule différence ?
Ils seraient encore en nous, et notre coeur de maman ne saignerait pas à les entendre pleurer et se tortiller de douleur c’est vrai !
Une fois de plus les progrès peuvent être soulageant et pratiques avoir de l’homéo pour soulager nos bibous (enfin fut une époque on s’y connaissait mieux en plante, et c’était le même principe!) on a des médecins pour s’occuper des freins de langue, lèvre, de nos hiboux… Mais ils ne doivent pas chapeauter nos allaitements.
Ne laissons pas les autres (tous!) nous dire quoi faire et comment le faire !
Laissez parler votre instinct, n’ayez pas peur de vous connecter à vous-même, à votre bébé. Vous savez, ça fait des millénaires que ce savoir est encré en nous !
Faites-vous confiance à vous, gardez courage même dans les moments difficiles, car ils ne sont que passagers…
Dis aux biens pensants qui ne seraient voir un bout de sein, que sans ces mêmes seins ils ne seraient sans doute pas là pour râler !
Et qu’on les invite bien cordialement à regarder ailleurs (voyeurs ! )…
Allaite, allaite, fait couler ces fontaines de lait et de vie,
Et ne réfléchis plus.
Fais-moi plaisir, fermez les yeux et écoutez.
Ce lait qui coule dans la gorge de votre tout petit, ce bruit délicieux de déglutition.
Imagine ton bon lait chaud, remède à de multiples soucis de votre bébé.
Cet or précieux que beaucoup nous envient.
Maintenant ouvre les yeux,
Regarde,
Plonge ton regard dans celui de ton tout petit, et noies-toi, dans ce regard d’amour, dans ce sourire de satisfaction, dans ce soupir de bonheur après une bonne tétée…
Noies-toi dans le lait et l’amour…
L’allaitement est une affaire de nature entre deux êtres interdépendants, qui partagent encore pour quelques instants précieux un flux de vie, vital entre eux…
Sur ce, c’est tout pour moi pour cette Lait’tre,
Je te dis à demain et te souhaite une douce jour’néné.
Magnifique texte qui tombe à point nommé.
Merveilleuse Lait’tre 🥰🥰🥰🥰