Hey salut toi,
Tu sais depuis que je suis mère j’ai l’impression que la vie s’est accélérée. J’ai parfois l’impression de ne plus prendre le temps de respirer, de ressentir.
J’ai parfois la terrible sensation de vivre comme un robot. De faire les choses mécaniquement et, ou par habitude.
J’ai pourtant une vie palpitante, si tu me suis depuis longtemps ici ou ailleurs tu as pu en avoir une vague idée, car je ne parle vraiment pas de tout.
Sincèrement je n’ai pas à me plaindre.
Mais j’ai l’impression de ne plus vivre d’émotion aussi intense que lorsque j’étais adolescente. Tu vois ce que je veux dire ?
Cette intensité d’émotion qui parfois tu submergeais au point d’avoir l’impression de te perdre.
Parfois je retrouve une bride de cette sensation en écoutant une musique. Mais c’est souvent fuguace.
Note que quelque part je suis aussi très contente de ne plus vivre en permanence cette intensité, car pour une hypersensible, etc… C’est parfois bien compliqué.
Et quelque part cela signifie que j’ai finalement aussi trouvé de l’apaisement sur le chemin de ma vie. Et franchement ce n’était pas gagné et ça aurait pu se terminer tout autrement.
C’est fou de penser que parfois la vie vous fait vivre, peut-être pas, un enfer, car je considère qu’il y a vraiment bien pire que ce que j’ai vécu. Mais en tout cas de sacrées épreuves, mais que finalement dans toute cette ombre, tu trouves enfin la lumière.
Tu te révèles alors à toi-même et c’est magique.
L’amoureux me l’a encore dit y a pas plus de quelques jours
« oui mais quand je t’ai connu, tu vivais enfermée et écrasée…»
Et il a raison… Je sais qu’il a raison. Et c’est d’ailleurs à cette époque-là que je vivais toutes mes émotions si intensément qu’aujourd’hui j’ai parfois l’impression d’être anesthésiée.
Alors qu’en réalité j’ai juste commencé à trouver une forme de paix et de bonheur, auquel j’ai eu si longtemps l’impression de ne pas avoir le droit. Je vivais en sursis avec la sensation qu’à tout moment tout aller s’effriter entre mes doigts, comme une feuille d’automne qui partirait en cendres au creux de mes mains telle une scène digne des plus beaux films dramatique.
Mais c’est un peu comme une drogue qui me rappelait à elle. Le besoin de se sentir non pas tourmentée, mais plus comme quelqu’un qui a arrêté de fumer et pour qui la simple odeur d’une cigarette est un kif absolu.
Je me rends bien compte que je te livre à demi-mot une part plus sombre de moi-même. Mais c’est ok pour moi.
Je me sais paradoxalement suffisamment solide aujourd’hui. Et en même temps je n’en donne pas assez pour que qui que ce soit ait la possibilité de me détruire.
C’est assez fou de poser ces mots. Mais c’est ainsi que j’ai grandi. Avec l’idée qu’à tout moment quelqu’un sans raison peut avoir l’envie de te détruire. Et savoir s’en protéger a finalement été un apprentissage horrible mais nécessaire pour moi.
Je crois que c’est profondément de là que vient la fameuse « force », « force de conviction » « droite dans les bottes » que me prêtent les gens. Mais hey, scoop ! C’est de l’instinct de survie. Manger ou être manger. S’en foutre, ou se laisser atteindre.
Il est encore 3H du matin et cette Lait’tre vivre à la psychothérapie t’es d‘accord ! ^^
Dire que toi tu vas probablement lire ça avec ton café du matin. Le paradoxe est savoureusement doux amer.
Je n’ai pas envie de te saluer comme d’habitude..
J’ai plutôt envie de te souhaiter d’être toi, de te trouver au fond de toi-même et de t’aimer.
Prends petites secondes, fermes les yeux, enlaces-toi avec tes bras aussi fort que tu aimerais recevoir un câlin, respire à fond et envois toi tout l’amour que tu portes à tes enfants, mais à toi.
Tu le mérites.
Love xxx
Je comprends tellement ❤❤🙏🙏
Merci de l’avoir lu douce @claire ! ❤️
😍😍😍😍😍 tu merites aussi tout le bonheur du monde .
oooooh merci @marie !! ❤️❤️