Aujourd’hui encore je te partage de pensées que j’ai retrouvée en faisant le tri sur mon site !

Du coup ne t’étonnes pas de l’âge cité des enfants ! 😉

« Le Co-allaitement, ce qu’on ne nous dit pas !

Voilà maintenant six mois que nous co-allaitons et sincèrement, c’est une expérience extraordinaire.

Une de ses expériences, qui une fois vécue, tu sais profondément que tu avais eu raison, que c’était votre voie ; la tienne et celle de tes enfants.


C’est tellement riche, tellement, tendre, un shoot d’amour et d’endorphine de voir vos deux (trois ou plus !) bébés téter en même temps, se faire des papouilles, apprendre si tôt le partage dans la bienveillance (oui c’est parfois difficile de partager, surtout le « tétou » !)

Mais voilà… il y a toute cette partie dont on ne te parle pas !

Ces nuits quasi blanches avec ton 2 ans qui te prend pour une tétine géante et ta six mois en plein pic qui a besoin du sein, et toi obligé de dormir sur le dos en faisant la planche pour que chacun ait « son » sein, au risque si tu bouges, de réveiller l’un de qui hurlera tel un nouveau né à l’agonie, et réveillera le reste de la fraterie !

Alors tu me diras,

« oui mais tu pourrais au moins sevrer ton grand pour la nuit! »,

mais je n’ai pas fais ce choix, et je te laisserais découvrir le pourquoi dans la Lait’tre de demain.

Sans parler de cette sensation qui revient par vague (lors des pics de croissances et/ou d’apprentissages) que ton corps n’est plus vraiment ton corps, tant tes enfants sont suspendus à tes seins, te grimpe sur le corps pour être au plus près de leur bulle de sécurité.

Le cododo, pratique et avec tous les bienfaits qu’on lui connait, est super à trois : bébé du coté de maman, et papa/maman peuvent encore se faire des câlins, se toucher si ils en ont envie.


Oui mais à quatre c’est pas la même limonade!


Exit l’espace d’amour et de chaleur entre papa et maman, un lutin s’y faufile régulièrement (bien que chacun ait sa place ! ).

Alors là on te le dit, un couple solide et complice est nécessaire à la survie du co-allaitement et du cododo à +3 !! 

Cette sensation terrible de morcellement, qui fait que parfois toi n’est plus toi, mais  trois morceaux de toi. Que tu te sens perdue, que du temps pour toi devient difficile à trouver même mentalement, parce que tu sais. Oui tu sais. Tu anticipes, que dans 5 minutes tu ne seras plus seule, et tu as du mal à profiter de l’instant présent (malgré toutes tes séances de yoga et tes mantras qui te répétent de vivre l’instant présent ! ) 

Alors oui. Tous ces sentiments existent avec l’allaitement d’un bébé/bambin. Mais étrangement pour ma part, nous n’étions que deux; Mochi et moi. Mon espace corps/tête utilisé par mon Mochi, était gérable.

Mais à trois; Mochi, Gaufrette et moi (quatre… pour d’autres familles co-allaitantes) mon espace corps/tête n’est plus du tout le même… 

Je l’ai dis j’adore le co-allaitement, et ce que j’écris là je ne le vis pas tout les jours, bien heureusement !

Mais parfois… Surtout après une nuit apaisante et sécure pour eux, mais pleine de courbatures et de fatigue pour moi où -sans jeux de mots- je me sens vidée.


A tel point que juste avec Mochi, je ne vérifiais jamais si « j’avais du lait » ! Mais que là il m’arrive de vérifier si un jet de lait sort, juste histoire de checker tout ça !! 

Oui parfois le co-allaitement c’est dur, lourd, pesant.

J’ai envie de renoncer.

De me retrouver dans ma tête et dans mon corps, d’en finir avec ce sentiment de morcellement.

Mais parfois seulement…


Car là, Magie, Miracle…

Je me rappelle que nous sommes en fait quatre  dans cette histoire et que mon amoureux/papa a toute sa place dans cet allaitement.

Et pour nous c’est là aussi qu’elle se joue.

Car c’est lui que me rappelle que je ne suis pas qu’un « distributeur de lait ».

Que j’ai un corps. Qui plus est beau, qui donne la vie et rassure nos bébé/bambin.

Que je suis moi, unique, entière, dans ce corps qui est à moi avant toute autre chose.


Pour cela il n’a pas besoin de dire un mot.

Pas un seul.

Juste me serrer dans ses bras.

Caresser mon corps.

Me permettant ainsi une reconnexion complète avec mon être.

Je suis aussi une femme, une amoureuse.

Mon corps est fait pour donner la vie, mais aussi pour en profiter.

Ou bien encore en se levant, en s’occupant des enfants, me permettant de trainer encore un peu au lit et même de prendre un petit déjeuner… SEULE… avec mon corps et ma tête.


Remplissant mon réservoir d’amour, de confiance en moi, me permettant un petit nettoyage de mon disque dur, pour pouvoir mieux écouter, accompagner nos enfants et remplir leurs réservoir.

Dans notre tribu nous considérons que l’allaitement est une histoire de famille.

De toute la famille.

Et chacun y a une place, qui permet à tous de continuer à vivre en harmonie et poursuivre la voie lactée que nous avons choisi. »

Sur ce, c’est tout pour moi pour cette Lait’tre,

 Je te dis à demain et te souhaite une douce jour’néné.