Comme je suis dans ma session de tris, je continue à te partager des pensées que j’ai retrouvé en faisant le tri sur mon site ! Ce texte est dans la continuité de celui d’hier, c’est pourquoi je te le partage aujourd’hui !

Du coup comme hier, l’âge des enfants n’est pas à jour. 😉

« Pourquoi je laisse mon fils se sevrer seul ?!

Comme tu le sais, à l’heure où j’écris cet article, Mochi a deux ans et demi (si c’est important de le préciser là ! ) et il est toujours allaité et ce même la nuit. En parallèle de Gaufrette qui téte aussi!

Dans la Lait’tre d’hier,  je te faisais part des difficultés que je pouvais rencontrer face à cette situation de co-allaitement, surtout la nuit ! Il est vrai que Mochi peut être encore très demandeur de tétées la nuit. Et bien que cela finira probablement par m’achever !! Je souhaites le laisser se sevrer par lui même. Oui même pour la nuit ! 

Pour la simple et bonne raison qu’entre 2 et 3 ans, le cerveau des enfants est en pleine explosion neurale, l’activité intellectuelle est en pleine expansion, emmagasinant tout ce que le cerveau peut avant le grand élagage, qui lui se fera au cours de la troisième année, taillant dans le vif des stimulations neurale les moins sollicitées.

De ce fait, il est compréhensible qu’un bambin allaité vivant à fond cette période, en vienne à avoir des besoin d’allaitement et de succion digne d’un nouveau né (dans notre cas j’exagère à peine ! ).

Il va de plus en plus vers le vaste monde se confrontant au passage à de plus en plus de peur, de limites, intégrant des normes sociales (qui en plus n’ont pas toujours de sens… mais c’est un autre débat).

Il affirme son individualité, tout en ayant encore un grand besoin de réassurance et de sécurité.

Ce que de façon naturel les seins et l’allaitement fournissent ! 

C’est d’ailleurs au cours de cette période que vous pourrez entendre vos premiers : 

« Mmmmh… tétée bon, maman » 

« Mmmmh … tétée chaud, maman »

avec désignation physique de la gorge et/ou du ventre du dit bambin. 

Alors quand l’idée de sevrage me prend, je l’observe, là paisible dans son sommeil.

Je le regarde attentivement et je me remémore ce que je sais, mais aussi ce que j’observe chez notre fils.

Tout ces apprentissages extraordinaires qu’il est en train d’acquérir, la parole, compter, l’alphabet, sa passion des puzzle, la cuisine, les chiffres, les mots, les phrases construites (sujet-verbe-complement), cette façon de jouer avec ses amis qui changent, il joue à des jeux de « grand » comme faire la barrière pour que les adultes passent.

Et tant d’autres choses, celles que j’oublient mais aussi celles qui se passent en silence, et dont nous nous apercevrons que bien plus tard.

Il fait tout cela, et il le fait seul.

Développe ses capacités éxistantes, mais qui demandes au corps de s’exercer encore et encore.

A la tête de murir. Tant d’effort silencieux pour un être en devenir.

Qui fait et défait inlassablement, avec une détermination sans bornes.

Tout ce que ce petit être demande pour développer ses compétences, c’est une chose simple, naturelle, que le corps de sa mère et naturellement programmé à fournir.

De la sécurité dans ces bras, et au creux de ce ventre qui l’ont portés, depuis si longtemps et dont il connaît le pouvoir apaisant.

Mais aussi,  du lait, du réconfort dans ce liquide chaud et nourrissant.

Sans compter qu’anthropologiquement l’être humain est fait pour allaiter une moyenne de sept années, c’est qu’il doit bien servir à quelque chose ce lait ?! Il doit bien être adapté à nos bambins ?! 

Sinon mère nature ne serait sans doute pas si généreuse ! 

Et là dans la pénombre du soir, où je devine les traits de mon tout petit, où je me dit qu’il a encore tant de choses à découvrir, de compétences à développer.

Que je ressens au plus profond de mon coeur de maman qu’il n’est pas prêt (ben sinon il aurait arrêté ! CQFD!).

Alors pourquoi le priver de ce que je peux lui offrir, et qui en plus est bon et sain pour lui autant d’un point de vue affectif, que physique ! »

Sur ce, c’est tout pour moi pour cette Lait’tre,

 Je te dis à demain et te souhaite une douce jour’néné.