Hey salut toi,

Alors tu l’auras compris si tu me suis surtout sur instagram, j’ai le bonheur que personne ne m’ennuie avec mes allaitements. J’ai la chance de ne jamais avoir entendu de :

« Alors tu arrêtes quand ? Â», « Et sinon il mange ? Â», « Tu devrais passer au biberon, au moins elle fera ses nuits.. Â», « Franchement tu t’embêtes pour rien, le bib c’est bien aussi ! Â»

Et bien souvent je t’explique que moi, ça me passe à quinze mille, et tu me demandes comment je fais ! Alors voilà mon petit tuto « Cause toujours, mais cause… Â» ou dit la technique de « mmh oui, oui... »

Déjà je dois bien l’avouer je suis d’un naturel obstiné, si j’ai décidé quelque chose, je le fais à mon idée, si je dois me tromper j’apprendrais de mes erreurs !

Ensuite, je considère, et à juste titre me diras-tu, que ce sont nos enfants ! Ce que je veux dire par là, c’est que c’est nous qui nous levons les nuits de 40° de fièvre pour essuyer les vomis et les cacas. C’est nous qui les avons porté en écharpe pour soulager les coliques de Mochi, et qui avons géré le RGO de Gaufrette, bref… c’est nous qui nous occupons de nos enfants. Et ce n’est certainement pas la personne qui me fait cette réflexion qui fait tout cela et plus encore à ma place !

Alors certes, cette personne a sans doute des enfants ou en a eu ! Et grand bien lui face ! En attendant, elle ne s’occupe pas des notre au quotidien et ne partage avec eux, que des moments sporadiques de vie.

D’ailleurs ça me fait penser, que c’est aussi nous qui sommes inscrit comme responsables légaux au regard de la loi, pas tatie Ginette ! Donc biologiquement, légalement et en heure de sommeil, ça reste nous les parents !
Ben à ce titre toujours on entend bien s’investir dans nos rôles comme il nous plaira, et accompagner nos enfants comme bon nous semble.

En plus ce qu’il y’a de merveilleux dans la parentalité, c’est que lorsque l’on devient parent on a cet instinct, dit bien souvent maternel mais paternel aussi ! Et de fait je trouve qu’il n’y a pas mieux qu’un parent pour savoir ce qu’il faut pour son enfant ! A ceci près qu’aujourd’hui nous accompagnons nos enfants sur le chemin de la bienveillance et qu’il y a donc des actes, paroles que je ne comprends plus, mais alors j’essaie d’ouvrir le dialogue avec le parent en face, comme j’aimerais qu’on le fasse avec moi.

Car oui entendons-nous bien, je ne suis pas fermé à la discussion, je suis fermé au forcing, et aux réflexions qui ne font pas sens pour moi.

« OOOOh laisse la pleurer 5 min ça va pas la tuer ! Â», à moi de penser tout bas « va te rincer la bouche à l’acide !»

Bien au contraire, j’aime discuter, même avec des gens qui ont une vision diamétralement opposée à la mienne, une membre de ma famille en fait souvent les frais !! Mais ça donne lieu à des échanges riches, à une remise en question de soi, une prise de recul, à peser le pour le contre, tout en faisant le tri de ce que je peux ou veux prendre et ce qui vraiment ne nous convient pas !

Être parent et encore plus à l’heure actuelle où nous sommes dans une société où il faut avoir un avis sur tout et tout le temps. Ça devient oppressant, une compétitivité inconsciente insidieuse et silencieuse s’installe… Et si tu n’as pas d’avis la voisine, de la tantine, de la cousine Gilberte elle, elle sait, elle a eu 5 enfants !

Il y a aujourd’hui un clivage comme une guerre de résistance entre le « faut faire comme ci, c’est comme ça qu’on faisait de mon temps » et les avancées en neurosciences, et psychologie comportementale humaine. Bien souvent je compare ça à la guerre qu’il y a longtemps eu et que l’on peut encore parfois entendre entre la fois et la science. Comme si les deux ne pouvaient pas cohabiter en paix et apprendre l’une de l’autre…

Alors que bon le da vinci code nous a prouvé que c’était possible !

Alors en attendant que tout le monde se mette d’accord, moi perso je dis « oui » à tout le monde, j’écoute, j’analyse, et je continue notre propre cheminement familial ! 

Sur ce, c’est tout pour moi pour cette Lait’tre,

je te dis à demain et te souhaite une Douce jour’Néné,Â