Hey salut toi,

L’amour entre frères et sœurs… Dans ma propre famille ça a tourné au vinaigre après avoir été si proche pendant des années. Dans la famille de l’amoureux ce n’est pas toujours mieux.

Et ces exemples me font peur.

On a deux enfants, une fille et un garçon. À leur âge, ils s’aiment autant qu’ils se chamaillent.

On essaie d’être juste. De ne pas en privilégier un par rapport à l’autre. Bien sûr on les aime autant l’un que l’autre, mais de façon différente, car nos histoires avec chacun d’eux sont différentes.

Mais j’espère de tout cœur que nous faisons ce qu’il faut pour qu’ils restent soudés, envers et contre tous. Même contre nous s’il le fallait.

Et quand je les vois comme hier soir ce tenir la main dans le lit pour s’endormir ensemble je fonds complètement et j’ai bon espoir pour leur avenir fraternel et leur complicité !

Leur moment de tendresse, à se faire des câlins plus énormes que leur petite taille, y mettre toute leur force -littéralement- et se faire des poutous qui claquent plus fort qu’un coup de tonnerre dans le ciel…

Y’a pas à dire je veux les voir comme ça toute ma vie.

Ça existe vraiment les frères et sœurs qui restent super complices et solidaires comme dans les films ?

Et tant que maman ça me déchirait tellement le cœur qu’ils perdent tout ça…

Je ne sais pas comment une mère fait pour supporter de voir ses enfants brouillés ou sans contact. Et j’en connais…

Mon père avait ça qu’il nous poussait toujours à essayer de nous rabibocher… c’était mignon.

Parfois je suis un peu débordée par leurs chicanes. Je ne sais pas comment réagir (et parfois ça me fatigue aussi ^^) mais j’ai tellement peur de foirer dans ces moments-là.

De me dire que, c’est peut-être cette dispute et mon « ingérence » à ce moment-là qui fera que plus tard ils s’en voudront, et se parleront plus…

Franchement après la culpabilité de trahir ton premier enfant quand tu fais le deuxième. Cette peur-là est encore bien plus terrible je trouve.

Je sais exactement pourquoi j’ai cette peur. Mais je sais aussi exactement la douleur que ça fait de perdre tes frères et sœurs. Et je ne leur souhaite pour rien au monde…

Souvent quand ils se disputent je leur rappelle la chance qu’ils ont de savoir, parce que moi je n’ai plus personne (personne n’est mort hein, juste on se ne parle plus) et que ça me manque parfois. Et surtout en écrivant cette Lait’tre, je vais me faire chialer toute seule !

Bref… me voilà emportée en pianotant à te raconter une nouvelle fois mes peurs parentales…

Dis-tu en as toi des peurs parentales ? Parce que là tout de suite je me sens un peu seule…

Bon.. Je vais aller déranger les enfants et leur faire un énorme câlin, la voilà !

Sur ce, c’est tout pour moi pour cette Lait’tre,

 Je te dis à demain et te souhaite une douce jour’néné.