Récemment j’ai entendu cette phrase :
« La maturité c’est apprendre às ‘éloigner des gens et des situations qui menacent votre paix votre dignité vos valeurs morales et votre estime personnelle »
Wouah…
Avec tout ce dont on parle depuis plusieurs jours je me dis, serais-je donc juste mature ?
Serait-ce donc cela le secret ?
Puis je ris de moi-même à l’intérieur en me disant « mais meuf tu te prends pour qui ? tu t’es éloigné mais t’as rien soigné »
Ah la la … Pendant les deux secondes qu’on durait l’écoute de cette phrase j’ai bien cru que j’avais trouvé la vérité !
Ceci dit, y a du vrai dans cette phrase, et je trouve que la maternité est un moment propice pour faire du tri. D’ailleurs souvent le tri s’effectue de lui-même… Ça t’est arrivé à toi ?
Et parfois il est plus dur à opérer surtout quand il peut s’agir de nos propres parents (grands-parents, frères et sœurs).
Je ne compte même plus le nombre de témoignages de parents ayant foiré leur allaitement à cause du sentiment de loyauté envers leurs propres proches qui leur ont tous simplement pourri leur voie lactée. Avec des parents de bébés qui vont me dire « Nan mais ma mère n’avait pas pu allaiter, c’est normal/ça m’étonne pas (elle m’avait prévenu) »
« de toute façon dans ma famille l’allaitement ça a a toujours été difficile »
Etc, etc, etc…
Et tout se passe dans le plus grand des calmes sans que les parents de ce petit bout de chou ne s’en soient rendu compte (moi je l’analyse quand j’entends/lis les histoires).
Parfois c’est des luttes internes sans fin de pauvres parents qui cumulent emmerdes sur emmerdes, sans se rendre compte du poids psychique du parasite familial qu’il se trimbale.
« Ma belle-mère appelle tous les jours mon mari pour savoir si la petite a pris du poids »
« tous les jours je recois un message de … pour « prendre » des nouvelles »
Mais le pire c’est que parfois le tri doit même se faire auprès de personne que tu crois de ton côté :
« je comprends pas j’ai déjà eu deux allaitement qui se sont bien passé, mais la sage -femme me fait stresser elle veut que je pèse le petit après chaque tétée… »
Et nous avons tellement l’habitude depuis tout petit d’être « obéissant » et « sage » qu’on se laisse faire sans rien dire, pire sans rien voir parfois.
Ça t’est déjà arrivé ? tu l’as déjà observé ?
Sur ce, c’est tout pour moi pour cette Lait’tre,
Je te dis à demain et te souhaite une douce jour’néné.
Malheureusement oui , je suis devenue jeune maman et la suite à fait que je suis rester seule. Plus de copines ,elles n’avaient pas les mêmes priorités que moi .
Pour l’entourage  » j’ai la chance  » que personne ne fait de commentaire devant moi , je suis la seule à allaiter .
Le papa doit défendre parfois notre allaitement.
Lorsqu’une phrase est lâchée, pas simple de faire comme si elle n’avait jamais été dite, malgré toute notre bonne volonté pour ne pas prendre en considération ce qui a été dit, les mots s’ancrent dans notre cerveau ! Pour mon cas, je sais que ma maman n’a pas pensé à mal et je ne lui en veux pas, mais elle doutait que je puisse allaiter vu les soucis qu’elle a eu. moi j’ai essayé de croire que je pouvais et ça a fonctionné à moitié, j’ai du lait, mais pas assez. Bref tout ça pour dire que oui les mots ont un impact sur nous, même si on fait tout pour ignorer.